Durant plus de trois siècles, l’Italie divisée a connu une guerre civile permanente entre cités et au sein de chacune d’ elles. Nées d’un conflit dynastique en Allemagne, ces deux factions vont assez vite désigner les partisans du Pape (Guelfes) et ceux de l’ Empereur du Saint Empire (Gibelins), mais recouvrent également les luttes entre grandes familles pour le pouvoir et entre les classes sociales pour les enjeux économiques. L’Italie du nord et centrale, surtout, en ressort profondément morcelée, mais aussi « stimulée » par la concurrence entre les cités dans la recherche d’un modèle politique urbain qui fera leur force et leur richesse à la Renaissance.
Par Maurice Martin, professeur d’histoire honoraire, conférencier de l’Université inter-âges Camille Corot de Mantes la Jolie.
